L’étang de l’Or

L’étang de l’Or (aussi appelé étang de Mauguio) se trouve dans l’Hérault sur une zone qui s’étend du nord de la Grande Motte au sud de Montpellier. Sa superficie est de  3 170 m². Il a une faible profondeur : 2 mètres au plus profond.

Il s’agit d’une lagune, c’est-à-dire d’un étang littoral salé et permanent. Comme toutes lagunes, l’étang de l’or provient de l’isolement d’une baie par un cordon littoral sédimentaire. Son orientation est parallèle à la mer et il communique avec elle par un « grau » artificiel (percée dans le codon littoral) situé à Palavas les Flots. L’étang est alimenté en eau douce,  au nord, par 5 rivières.

Il est entouré par différents habitats naturels :

– Un système dunaire qui se situe entre l’étang et la mer,
– Des milieux saumâtres à hyper-salés sur ses rives sud. C’est ici que l’on trouve les « sansouires ».
– Des milieux saumâtres à doux sur ses rives nord où se font les arrivées d’eau douce. C’est ici que l’on trouve les prés salés, les formations boisées (peupliers blancs, frênes). La rive nord, peu touchée par les transformations qu’a subi le  littoral, reste marquée par l’occupation traditionnelle des terres : l’élevage.

Etang jouxtant l’étang de l’Or au nord de la Grande Motte.

La faune :

L’étang de l’Or abrite une importante colonie de cistudes d’Europe.
Situé sur un passage migratoire, il voit son peuplement se renouveller sans cesse au cours de l’année.

Les oiseaux :

On compte quatre groupes d’oiseaux :

1) Les oiseaux nicheurs et sédentaires :
– dans les roselières : flamants roses, aigrettes garzettes, hérons cendrés, goélands leucophées, foulques macroules, butors étoilés, busards des roseaux,
– dans les prairies humides, joncaies, scirpaies : alouette des champs, échasses, avocettes,
– dans les sansouires à salicorne : cisticole des joncs,
– dans les bois : fauvette à tête noire.

2) Les estivants nicheurs qui arrivent du sud au printemps et repartent à l’automne :
– dans les roselières : rousserole, guifette moustac,
– dans les sansouires à salicorne : bergeronnette printanière,
– dans les bois : rossignol philomèle

Parmi les estivants nicheurs, le site accueille la plus grande colonie de mouettes mélanocéphales en Europe.

Mouette mélanocéphale en plumage nuptiale

3) les hivernants :
– dans les roselières : fuligule milouin, sarcelle d’hiver
– dans les prairies humides, joncaies, scirpaies : bécassine des marais,

4) les migrateurs au long cours.

Les poissons :

L’étang est fréquenté en fonction du degré de salinité de l’eau, de la profondeur et de la température de l’eau. On y trouve essentiellement des migrants marins qui entrent dans l’étang à l’état juvénile et y restent jusqu’à l’âge adulte tels que anguilles, loups, gobies, mougnes…

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